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  • Surveillance : la DGSE a transmis des données à la NSA américaine

    Une semaine après les manifestations d’indignation exprimées par les autorités politiques françaises après les révélations du Monde sur l’ampleur des interceptions électroniques réalisées, en France, par l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine, de nouveaux éléments montrent que cette émotion pouvait être, en partie, feinte.

    Mardi 29 octobre, devant la commission du renseignement de la Chambre des représentants, le chef de la NSA, le général Keith Alexander, a juré que les informations du Monde ainsi que celles d’El Mundo, en Espagne, et de L’Espresso, en Italie, sur l’interception de communications de citoyens européens par la NSA étaient « complètement fausses ». Il a précisé qu’il s’agissait de « données fournies à la NSA » par ces mêmes partenaires européens.

    Quelques heures plus tôt, le quotidien américain The Wall Street Journal, s’appuyant sur des sources anonymes, affirmait que les 70,3 millions de données téléphoniques collectées en France, par la NSA, entre le 10 décembre 2012 et le 8 janvier 2013, ont été communiquées par les services français eux-mêmes. Ces éléments auraient été transmis, selon ce journal, conformément à un accord de coopération en matière de renseignement entre les Etats-Unis et la France.

    UN ACCORD DE COOPÉRATION CONNU SOUS LE NOM DE « LUSTRE »

    Ces informations, qui tendent à dédouaner la NSA de toute intrusion, ne permettent de progresser dans la compréhension de l’espionnage américain dans le monde qu’à condition de les mettre en résonance avec l’éclairage apporté, le 28 octobre, par la Süddeutsche Zeitung. La presse allemande a signalé, grâce à une note dévoilée par l’ex-consultant de la NSA Edward Snowden, l’existence d’un accord de coopération sur la surveillance entre la France et les Etats-Unis connu sous le nom de « Lustre ».

    Selon nos informations, recueillies auprès d’un haut responsable de la communauté du renseignement en France, la direction des services extérieurs français, la DGSE, a, en effet, établi, à partir de la fin 2011 et début 2012, un protocole d’échange de données avec les Etats-Unis.

    La France bénéficie d’un positionnement stratégique en matière de transport de données électroniques. Les câbles sous-marins par lesquels transitent la plupart des données provenant d’Afrique et d’Afghanistan atterrissent à Marseille et à Penmarc’h, en Bretagne. Ces zones stratégiques sont à la portée de la DGSE française, qui intercepte et stocke l’essentiel de ce flux entre l’étranger et la France.

    “UN TROC ENTRE LA DIRECTION DE LA NSA ET CELLE DE LA DGSE”

    « C’est un troc qui s’est institué entre la direction de la NSA et celle de la DGSE, explique la même source. On donne des blocs entiers sur ces zones et ils nous donnent, en contrepartie, des parties du monde où nous sommes absents, mais la négociation ne s’est pas effectuée en une fois, le périmètre du partage s’élargit au fil des discussions qui se prolongent encore aujourd’hui. »

    Il paraît donc, a priori, en partie exact, qu’une partie des données téléphoniques transitant sur le sol français soit transmise, conformément aux accords de coopération, et sans tri préalable, par la DGSE à la NSA. Il s’agit donc de données concernant aussi bien des citoyens français recevant des communications de ces zones géographiques que d’étrangers utilisant ces canaux.

    Il paraît peu probable que le gouvernement français, qui supervise le financement des infrastructures d’interception et de stockage de la DGSE, ne soit pas au courant de ces pratiques. Ce qui relativise la sincérité des récriminations françaises après l’annonce, par Le Monde, de ces interceptions américaines.

    GÉOGRAPHIE SOUS-MARINE

    L’absence de statut juridique clair des métadonnées en France et l’étrange discrétion de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS) paraissent, de plus, avoir facilité la transmission à la NSA par la DGSE de millions de données relevant de la vie privée de millions de Français.

    Au regard de la quantité des interceptions réalisées en un seul mois, la justification avancée par les services de renseignement concernant des questions liées à la lutte contre le terrorisme peut également être sujette à caution.

    D’après un responsable à Matignon, la France n’est pas la seule à « troquer » ainsi les données passant sur son territoire. Elle appartiendrait à « une amicale » qui comprend des pays tels qu’Israël, la Suède ou l’Italie, vers lesquels convergent également des câbles sous-marins stratégiques pour les Américains. Depuis 2011, une nouvelle redistribution des cartes de la coopération en matière de renseignement s’est ainsi réalisée sur le seul fondement de cette géographie sous-marine.

    RESPONSABILITÉ DES AUTORITÉS POLITIQUES FRANÇAISES

    Ces informations viennent donc préciser celles déjà publiées par Le Monde concernant la collecte, en un mois, par la NSA, de 70,3 millions de données téléphoniques concernant la France. Qu’une partie de ces informations soient transmises avec l’assentiment de la DGSE ne change en rien son caractère attentatoire aux libertés. Ce nouvel éclairage pose avant tout la responsabilité des autorités politiques françaises. Sollicitée sur cette coopération, la DGSE s’est refusée à tout commentaire.

    Par ailleurs, Le Monde maintient, sur la base des documents dévoilés par Edward Snowden permettant de décrypter les tableaux d’interceptions de données téléphoniques et numériques à travers le monde, qu’il s’agit d’opérations « contre » un pays nommé. Dans ce cas précis, la France.

    Un haut responsable du renseignement français, joint, mercredi matin, a admis, sous couvert d’anonymat, l’existence de « ces échanges de données ». Il a néanmoins démenti « catégoriquement » que la DGSE puisse transférer « 70,3 millions de données à la NSA ».

    LE MONDE | 30.10.2013 à 12h51
    Par Jacques Follorou

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    © Le Monde.fr

    Que dit le document sur la surveillance téléphonique de la NSA en France ?

    Le général Keith Alexander, le chef de la NSA, a mis en cause, mardi 29 octobre lors d’une audition devant la Chambre des représentants, les informations publiées par plusieurs journaux européens, dont Le Monde, sur la surveillance exercée par l’agence de renseignement dans leurs pays respectifs.

    Que disent les autorités américaines ?

    Selon Keith Alexander, les informations publiées par plusieurs journaux européens sont fondées sur des documents qui n’ont pas été “compris”.

    A l’instar du général américain, des sources anonymes ont affirmé au Wall Street Journal que ces documents, sur lesquels se sont appuyés les journaux européens, ne montrent pas des données interceptées par la NSA au sein de ces pays, mais des informations captées par les services de renseignement européens eux-mêmes, à l’extérieur de leurs frontières.

    D’où vient ce document ?

    DOCUMENT

    Le document sur lequel Le Monde s’est appuyé pour ses révélations fait partie des documents exfiltrés de la NSA par l’ancien sous-traitant de l’agence Edward Snowden, auxquels nous a donné accès notre collaboration avec Glenn Greenwald.

    Il est issu d’un logiciel, Boundless Informant, qui agrège et organise les données contenues dans les innombrables bases de données de la NSA et permet aux analystes de l’agence d’en avoir un aperçu en quelques clics. Son existence, ainsi que la carte du monde qui en est tirée et montre l’ampleur des données collectées pour chaque pays, a été révélée par le Guardian en juin.

    Ce logiciel permet aussi d’afficher un récapitulatif par pays des données le concernant. C’est le cas du document reproduit par Le Monde, sur lequel nous nous sommes fondés pour évoquer le chiffre de près de 70,3 millions de données téléphoniques interceptées.

    C’est également ce type de document que El Mundo en Espagne, L’Espresso en Italie et, avant eux, Der Spiegel en Allemagne ont utilisé pour étayer leurs révélations sur la surveillance.

    Que montre-t-il ?

    Le document montre clairement que 70 271 990 données téléphoniques concernant la France ont été incorporées dans les bases de données de l’agence entre le 10 décembre 2012 et le 8 janvier 2013.

    Pour s’y retrouver dans les nombreux “tuyaux” qui lui fournissent les données, la NSA utilise une nomenclature spécifique. Ainsi, au bas du document que nous reproduisons, on apprend que le “canal” “US-985D” – celui qui fournit l’ensemble des 70 millions de données françaises – est alimenté via deux outils techniques : “DRTBOX” et “WHITEBOX”. Le premier se taille la part du lion en récoltant près de 89 % des données affichées sur le document.

    Extratit du document obtenu par “Le Monde”

    Qu’est-ce qui reste flou ?

    Selon la version défendue par les sources anonymes du Wall Street Journal et par Keith Alexander, ce document ne montre pas des données de Français interceptées par la NSA, mais des informations collectées par la France et ses services, en dehors du territoire hexagonal et visant avant tout des cibles non françaises. Autrement dit, les données sont-elles fournies par la France, ou sont-elles issues d’une surveillance de la France ? L’intitulé du document – “France, 30 derniers jours” – ne permet pas de trancher.

    Extrait d’un document obtenu par “Le Monde”

    L’existence des deux techniques d’interception “DRTBOX” et “WHITEBOX” pourrait accréditer l’existence d’un partenariat avec les services français, dont les informations du Monde fournissent la preuve.

    Mais un document d’aide destiné aux analystes de la NSA répondant à leurs questions sur Boundless Informant permet, sinon de contredire, au moins de fortement nuancer l’hypothèse de la NSA, accréditant les informations du Monde. Publié par le site du Guardian en juin, il précise à plusieurs reprises que les informations qui y sont affichées sont issues de collecte “contre” les pays spécifiés.

    Le document explique par exemple qu'”un clic sur un pays [depuis la carte] montre la posture de collecte (…) contre ce pays en particulier”.

    Extrait d’un document publié par le “Guardian”. Le surlignage a été effectué par le “Monde”.

    Ailleurs, le document précise que “l’outil [Boundless Informant] permet à ses utilisateurs de selectionner un pays [ainsi que] les détails de la collecte contre ce pays”, est-il ainsi écrit. La question “combien de données sont collectées contre un pays en particulier ?” figure, elle, dans les exemples de requêtes que peuvent formuler les analystes dans le logiciel. Enfin, il est fait mention des “capacités de collecte de la NSA” que les analystes peuvent évaluer grâce à Boundless Informant.

    Extrait d’un document publié par le “Guardian”. Le surlignage a été effectué par le “Monde”.

    Comme Le Monde l’a écrit lors de ses révélations, les modalités techniques précises et le périmètre de cette surveillance sont inconnus.

    Pourquoi les autorités américaines démentent-elles aujourd’hui ?
    Il y a plusieurs semaines déjà, des médias partenaires de M. Greenwald ont utilisé des documents similaires à celui reproduit par Le Monde. Lorsque le Spiegel annonce que 500 millions de communications de citoyens allemands sont surveillées, il le fait en se fondant notamment sur un document issu de Boundless Informant. A l’époque, la NSA n’a ni commenté ni démenti ces informations.

    De fait, ce démenti public formulé par Keith Alexander intervient alors que la pression politique, domestique et internationale, s’est considérablement accrue sur son agence.

    Notons enfin que les informations concernant la surveillance d’intérêts économiques hexagonaux, tout comme celle d’importants diplomates, n’a pas été démentie par le chef de l’agence de renseignement américaine.

    Le Monde.fr | 30.10.2013 à 18h39
    Par Martin Untersinger

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    © Le Monde.fr

    Codename “Lustre”; Frankreich liefert Informationen an britische und US-Geheimdienste

    Während Hollande den jüngsten Lauschangriff heftig kritisiert, arbeitet Frankreich längst mit amerikanischen und britischen Geheimdiensten zusammen. Unter dem Codenamen “Lustre” hat die Regierung vor einiger Zeit einen Kooperationsvertrag geschlossen – sie ist damit nicht alleine.

    Hollande kritisiert den Lauschangriff der US-Dienste und rückt näher an Merkel. Doch der Geheimdienst seines Landes arbeitet indes unter dem Codenamen “Lustre” mit dem Geheimdienstbündnis “Five Eyes” zusammen, dem neben den USA und Großbritannien auch Neuseeland, Kanada und Australien angehören. Paris liefert ihnen systematisch Informationen.

    Frankreich hat ein entsprechendes Kooperationsabkommen – ein sogenanntes Drittparteiabkommen – geschlossen, wie aus Dokumenten des Whistleblowers Edward Snowden hervorgeht, die der Norddeutsche Rundfunk und die Süddeutsche Zeitung einsehen konnten.

    Demnach kooperieren auch Israel (Codename Ruffle), Schweden (Codename Sardine) und Italien mit dem britischen und amerikanischen Geheimdienst. Die “Five Eyes”-Mitglieder sollen sich versprochen haben, sich nicht gegenseitig auszuspionieren. Das italienische Magazin L’Espresso berichtete unterdessen, dass Italiens Regierung ebenfalls von der NSA ausgespäht worden sein soll.

    Süddeutsche Zeitung
    26. Oktober 2013
    Von John Goetz und Frederik Obermaier

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    © Süddeutsche Zeitung Digitale Medien GmbH / Süddeutsche Zeitung GmbH

    Was ISRAEL behind the hacking of millions of French phones and NOT the U.S.? Extraordinary twist in spying saga revealed

    Agents said to have intercepted 70 million calls and text messages a month
    France had previously blamed the United States of America
    U.S. was first suspected of hacking into Nicolas Sarkozy’s phone in 2012
    Americans insisted they have never been behind hacking in France
    Comes after it emerged German officials are planning trip to U.S. to discuss allegations Angela Merkel’s phone was hack by the NSA
    The German Chancellor said President Obama’s reputation has been shattered on an international scale because of espionage scandal

    Israel and not America was behind the hacking of millions of French phones, it was claimed today.

    In the latest extraordinary twist in the global eavesdropping scandal, Israeli agents are said to have intercepted more than 70 million calls and text messages a month.

    Up until now the French have been blaming the U.S., even summoning the country’s Paris ambassador to provide an explanation.

    Scroll down for video

    France first suspected the U.S. of hacking into former president Nicolas Sarkozy’s communications network when he was unsuccessfully trying for re-election in 2012

    But today’s Le Monde newspaper provides evidence that it was in fact Israeli agents who were listening in.

    France first suspected the U.S. of hacking into former president Nicolas Sarkozy’s communications network when he was unsuccessfully trying for re-election in 2012.

    Intelligence officials Bernard Barbier and Patrick Pailloux travelled from Paris to Washington to demand an explanation, but the Americans hinted that the Israelis were to blame.

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    Cameron attacks ‘lah-di-dah, airy-fairy’ ideas about spy agencies, as he reveals his own mobile was NOT targeted by the US

    The Americans insisted they have never been behind any hacking in France, and were always keen to get on with the French, whom they viewed as some of their closest allies.

    They were so determined to be friends with the French, that U.S. briefing notes included details of how to pronounce the names of the Gallic officials.

    A note published in Le Monde shows that the Americans refused to rule out Mossad, Israel’s notoriously uncompromising intelligence agency, or the ISNU, Israel’s cyber-intelligence unit.

    Today’s newspaper report was co-written by Glenn Greenwald, whose main contact is NSA whistleblower Edward Snowden (pictured)

    Tailored Access Operations (TAO), the branch of the US National Security Agency (NSA) which deals with cyber-attacks, is referred to throughout the note.

    It reads: ‘TAO intentionally did not ask either Mossad or ISNU whether they were involved as France is not an approved target for joint discussions.’

    Le Monde’s article, co-authored by U.S. journalist Glenn Greenwald, whose main contact is NSA whistleblower Edward Snowden, however, hints that the Israelis were doing the spying.

    Both US and French intelligence work closely with Mossad, but there is known to be a great deal of suspicion between all the agencies.

    A 2008 NSA note says that the Israelis are ‘excellent partners in terms of sharing information’, but it also says that Mossad is ‘the third most aggressive intelligence service in the world against the United States’.

    A spokesman for the Israeli government told Le Monde: ‘Israel is a country which is a friend, ally and partner of France and does not carry out any hostile activity which could pose a threat to its security.’

    France has complained in the past about Mossad’s use of its soil to plan so called black operations including the 2010 assassination in Dubai of Mahmoud Al-Mabhouh of the Palestinian movement Hamas.

    The revelation comes after senior German officials said they would be travelling to the U.S. ‘shortly’ to talk about allegations the NSA bugged Angela Merkel’s phone.
    Obama orders review of surveillance activities

    Anger: German Chancellor Angela Merkel (left) and Brazil’s Dilma Rousseff (right) have both voiced concerns over the NSA’s infiltration of the online communications of foreigners

    The heads of Germany’s foreign and domestic intelligence agencies will participate in high-level discussions with the White House and National Security Agency, government spokesman Georg Streiter said.

    News of the talks signals an escalation in the diplomatic tensions between the U.S. and its allies after it was claimed the NSA had monitored the calls of 35 world leaders.

    Brazil and Germany have joined forces in an attempt to pile pressure on the United Nations to rein in the snooping activities. They want a UN General Resolution that promotes the right to online privacy.

    This step, the first major international response to the NSA’s infiltration of the online communications of foreigners, comes after German Chancellor Merkel said the recent U.S. espionage scandal has shattered international trust in Barack Obama.

    Angela Merkel said the recent espionage scandal has shattered international trust in President Obama

    Not hacked: The White House has denied that David Cameron’s communications were ever monitored

    A month earlier Brazil’s president Dilma Rousseff branded the NSA’s clandestine activities ‘a breach of international law’ in a speech to the UN General Assembly and demanded steps be made to stop ‘cyberspace from being used as a weapon of war’.

    Brazilian and German diplomats met in New York yesterday to thrash out a draft resolution demanding the strengthening of privacy rights in the International Covenant Civil and Political Rights.

    While the UN has no real power to reign in the NSA, there are fears among security experts that the effort alone could signal a growing consensus to freeze the US out of future international security dialogues.

    By Nabila Ramdani

    PUBLISHED: 16:32 GMT, 25 October 2013 | UPDATED: 20:46 GMT, 25 October 2013

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    © Associated Newspapers Ltd

    NSA Targeted French Foreign Ministry

    Espionage by the US on France has already strained relations between the two countries, threatening a trans-Atlantic trade agreement. Now a document seen by SPIEGEL reveals that the NSA also spied on the French Foreign Ministry.

    America’s National Security Agency (NSA) targeted France’s Foreign Ministry for surveillance, according to an internal document seen by SPIEGEL.

    Dated June 2010, the “top secret” NSA document reveals that the intelligence agency was particularly interested in the diplomats’ computer network. All of the country’s embassies and consulates are connected with the Paris headquarters via a virtual private network (VPN), technology that is generally considered to be secure.

    Accessing the Foreign Ministry’s network was considered a “success story,” and there were a number of incidents of “sensitive access,” the document states.

    An overview lists different web addresses tapped into by the NSA, among them “diplomatie.gouv.fr,” which was run from the Foreign Ministry’s server. A list from September 2010 says that French diplomatic offices in Washington and at the United Nations in New York were also targeted, and given the codenames “Wabash” and “Blackfoot,” respectively. NSA technicians installed bugs in both locations and conducted a “collection of computer screens” at the one at the UN.

    A priority list also names France as an official target for the intelligence agency. In particular, the NSA was interested in the country’s foreign policy objectives, especially the weapons trade, and economic stability.

    US-French relations are being strained by such espionage activities. In early July, French President François Hollande threatened to suspend negotiations for a trans-Atlantic free trade agreement, demanding a guarantee from the US that it would cease spying after it was revealed that the French embassy in Washington had been targeted by the NSA.

    “There can be no negotiations or transactions in all areas until we have obtained these guarantees, for France but also for all of the European Union, for all partners of the United States,” he said at the time.

    The NSA declined to comment to SPIEGEL on the matter. As details about the scope of the agency’s international spying operations continue to emerge, Washington has come under increasing pressure from its trans-Atlantic partners. Officials in Europe have expressed concern that negotiations for the trade agreement would be poisoned by a lack of trust.

    09/01/2013 09:32 AM

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